ASSOCIATION BELGE NAPOLÉONIENNE

Société de recherche historique fondée en 1979,
constituée en A.S.B.L. - N° d’entreprise : 419 597 254
Projet A.P.E. - Région wallonne

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, l’armée était principalement une armée de métier. C’était la tâche des fameux « sergents recruteurs » de la constituer. Ils placardaient sur les murs ce qui sera la première affiche publicitaire de l’histoire « Avis à la belle jeunesse ». Ceux-ci étaient des personnages hauts en couleur qui arpentaient villes et campagnes pour embaucher, belles promesses à l’appui, les jeunes gens épris d’aventures, d’autres dégoûtés de leur état de paysan exploité, d’autres encore pour qui l’enrôlement sera l’occasion d’échapper à la potence.

Notons que dans le chef de ces derniers, le passage sous les armes sera souvent l’occasion de continuer à perpétrer leurs exactions en toute impunité. C’est ainsi qu’au XVIIIe siècle, bon an mal an, ils trouvaient 40% de leurs soldats.

En 1794, les « provinces belges » furent conquises par les Français et, l'année suivante, incorporées à la France.

Pour mémoire, le 26 juin 1794, le général Jean-Baptiste Jourdan avait définitivement vaincu les troupes autrichiennes à Fleurus, et par le traité de Campoformio (1797) l’Autriche reconnaissait formellement la cession des Pays-Bas du Sud (Belgique) à la France. La France annexait également la Principauté de Liège, laquelle avait conservé son indépendance depuis l'an 980.

C’est en 1798 que le général Jourdan fit passer une loi instaurant le service militaire obligatoire et que naquit me mot « conscription » qui consistait en l’inscription au rôle des jeunes gens parmi lesquels le sort désignait les « conscrits », c’est-à-dire ceux qui devaient partir pour le service militaire. Le tirage au sort sera supprimé en Belgique en 1909.

Quand, la même année, furent apposés les premiers placards annonçant l'extension des lois sur la conscription à la Belgique, il s'ensuivit un tollé général et des manifestations de rébellion des paysans éclatèrent aux quatre coins du pays. L’insoumission était quasi générale.

En l’an VII de la République (1799), une proclamation du général Collaud, commandant en chef des départements belges, promettait le pardon à ceux qui gagneraient enfin les rangs de l’armée. Ces belles promesses n’eurent pas beaucoup d’audience et les Belges restèrent farouchement hostiles à la conscription. Il faut dire qu’annexés, nos ancêtres n’avaient pas, comme les Français, le stimulant de la gloire nationale…

Depuis plus de vingt ans, le département recherche de l'A.B.N. travaille à l'identification des conscrits belges qui ont servi sous les drapeaux de la République, du Consulat et de l'Empire.Le "fichier des Belges" est en constante évolution. Si vous souhaitez nous contacter afin de savoir si nous possédons des informations sur un de ces conscrits, n'hésitez pas à nous contacter : infos@abnapoleon.be

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